Nous vous proposons de découvrir dans ce guide immobilier le quartier de votre appartement ou maison Rue de Maubeuge. Retrouvez une liste exhaustive des crèches, établissements scolaires (maternelles, écoles primaires, lycées et instituts d’Enseignement Supérieur), et des arrêts de Bus - Métro - RER, par arrondissement et par quartier.
Au nord de la rue St Lazare, le quartier est très résidentiel. Véritable épicentre de ce quartier très tendance et très recherché, la place St Georges et ses élégants hôtels particuliers datant du XIXème siècle offre charme et quiétude. Les prix de l’immobilier au m2 sont ici les plus élevés de l’arrondissement. Les grands appartements de 5 à 6 pièces sont ici très demandés par une clientèle familiale.
Sur la place se trouvait une fontaine, lieu de halte pour les chevaux et attelages élégants jusqu’à ce que la source soit tarie lors de la construction du métro. En 1911, elle est alors remplacée par une statue du dessinateur Gavarni avec à son socle une scène du Carnaval de Paris en relief. En face, les anciens jardins de l’Hôtel Thiers, devenus le square Alex Biscarre, constituent aujourd’hui un cadre de verdure pour les enfants du quartier.
Non loin de là, la rue des Martyrs et sa concentration de commerces de bouche traditionnels, avec ses nombreux boulangers, pâtissiers ou encore charcutiers, s’inscrit comme un « village » dont la proximité est très demandée par les familles. Elle reprend le tracé d’un ancien chemin qui reliait le centre de la cité avec Montmartre, voie parcourue par les martyrs chrétiens jusqu’au sommet de la butte, lieu où ils étaient immolés sous la domination romaine.
La rue des Martyrs, qui a connu d’autres appellations par le passé, dont la rue des Porcherons, fut coupée en deux en 1787 lors de l’édification du mur d’enceinte des Fermiers-Généraux, réglementant l’entrée dans Paris, qui sépara alors le haut et le bas Montmartre. Cabarets et guinguettes prospèrent tout au long de la rue au XIXème siècle. Aujourd’hui, toujours vivante et animée, elle s’affirme comme un des quartiers phares du 9ème arrondissement.
Enfin, à la limite nord du quartier, certaines rues dont l’avenue Frochot ou encore la cité Malesherbes proposent de magnifiques hôtels particuliers à des prix totalement hors du marché.
Le quartier est également desservi par plusieurs stations de métro : Pigalle, St Georges, Notre Dame de Lorette.
Quartier résidentiel, le quartier attire les familles. Artère importante qui traverse déjà le quartier Lorette-Martyrs, la rue de Maubeuge visait à sa création à relier les deux embarcadères que sont aujourd’hui les gares du Nord et Saint Lazare. De type haussmannien, les immeubles affichent ici encore une grande régularité dans leurs façades : boutiques en rez-de-chaussée, entresol, quatre étages en surplomb et un attique. Le 2ème étage « étage noble » est un peu plus haut que les autres avec un balcon filant sur toute la façade. Le 5ème étage est à l’identique, souvent en retrait. Bruyante et devenue une vraie autoroute urbaine, elle fait l’objet d’un réaménagement visant à réduire la circulation des voitures et des bus, incluant la plantation d’arbres et l’installation de nouveaux mobiliers urbains.
Sous le Second Empire ensuite, le projet d’urbanisme de la Ville de Paris développé par Haussmann accorde une place importante aux espaces verts publics : le square Montholon, au cœur du quartier, est un exemple de la construction de ces trouées vertes nécessaires à l’oxygénation de la Ville. La majorité de son décor d’origine a malheureusement disparu. Il a été complètement rénové dans les années 1970 avec la construction d’un parking souterrain.
Les rues Mayran, Rochambeau et Pierre Sémard qui l’entourent, percées en 1862, sont également un pur héritage du Paris haussmannien. Dans cette dernière se trouve un viaduc métallique caractéristique aussi de cette période, où l’ouverture de voies nouvelles crée des croisements à des niveaux différents, qui nécessitent l’aménagement de viaduc qui fait passer la nouvelle voie sous l’ancienne, en particulier sur les pentes des quartiers nord.
Autres rues percées à la même époque, sur l’emplacement des anciens établissements Godillot, célèbres pour leur chaussures éponymes, les rues Lentonnet et Thimonnier ont également une grande unité mais sans être ici monotone dû à l’utilisation de matériaux différents dans leur construction et à l’appel à différents architectes.
Enfin, une large avenue totalement atypique, l’avenue Trudaine avec son terre-plein central avec des pelouses, ses larges trottoirs où se dressent de beaux immeubles bourgeois attire toute les convoitises et les prix de l’immobilier dépassent ici de façon irraisonnée ceux des rues voisines. Ouverte en 1821, elle est créée au départ pour desservir les anciens abattoirs de Montmartre, à l’emplacement de l’actuel lycée Jacques Decour -établissement phare du quartier. Elle devait déboucher sur d’autres larges avenues mais le projet ne fut jamais achevé. L’avenue reste majestueuse et isolée et ses espaces verts font le bonheur des enfants du quartier chaussés de rollers sur les larges trottoirs.
Plusieurs station de métro desservent les frontières du quartier : Anvers, Cadet et Poissonnière.
Le quartier St Vincent de Paul -Lariboisière, limitrophe des deux gares de l’arrondissement, est borné au nord par le boulevard de la Chapelle et l’Hôpital Lariboisière, au sud par la rue de Chabrol, à l’ouest par le Faubourg Poissonnière et à l’est par les rues de Maubeuge, du Départ et de Dunkerque.
On observe ici peu de cohérence dans les constructions du quartier, mixant immeubles d’habitation et de bureaux. Les prix immobiliers sont ici parmi les moins chers de l’arrondissement. Malgré de beaux immeubles haussmanniens, le quartier de la Gare du Nord est peu attrayant pour les familles, fuyant les artères bruyantes de circulation et les abords peu sécurisants.
Les petites surfaces attirent néanmoins comme pied à terre des étrangers. Actuellement, ce ne sont pas loin de 800.000 voyageurs qui transitent chaque jour Gare du Nord et Gare de l’Est. Si l’on ajoute la nouvelle gare Eole et bientôt le TGV Est, on réalise que le Xème arrondissement sera demain un des plus importants carrefours ferroviaires européens.
Le quartier a entrepris ces dernières années plusieurs chantiers de rénovation du tissu urbain qui ont conduit à transformer le boulevard Magenta pour en limiter la circulation, à créer un parvis devant la gare du Nord ou encore à aménager le boulevard de Denain.
D’importants projets sont avancés par la municipalité visant à améliorer le cadre de vie du quartier parmi les moins recherchés de l’arrondissement. On peut citer en particulier le projet de création d’un espace vert de près de 3000 m2 reliant les gares du Nord et de l’Est longeant la rue d’Alsace, l’embellissement de la rue de Maubeuge dans la suite des travaux entrepris dans le 9ème arrondissement, des aménagements aux carrefours importants du boulevard de Magenta, la mise en valeur du marché couvert St Quentin, qui, construit de briques roses traversées d’arcades en fonte verte, donne un air de place de village au secteur.
Délimitant le quartier à l’est, la gare de l’Est jouit d’une meilleure image que sa consoeur du Nord et sa proximité ne rebute pas les acheteurs. Construite sous le Second Empire puis agrandie dans les années 1920 : les entrées latérales sont ornées de fers forgés, de verrières et de marquises inspirées de l’Art Nouveau nordique. La façade ancienne dans l’axe du boulevard de Strasbourg ne forme plus que l’aile gauche de la nouvelle gare.
Ce quartier a traditionnellement été le quartier alsacien et lorrain de la capitale comme en témoignent toujours aujourd’hui les nombreuses brasseries qui animent le secteur.
Enfin le mythique cinéma Le Louxor, après son rachat par la Ville de Paris devrait être transformé en un espace voué au cinéma et aux cultures méditerranéennes.
Le quartier est desservi par les stations de métro Barbès-Rochechouart, Gare du Nord, Poissonnière et la nouvelle ligne Eole.