Rue du Faubourg Poissonnière à Paris

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Liste des quartiers d'appartenance :

  • Porte Saint Denis / Paradis :

    Le quartier Porte Saint Denis -Paradis est délimité au nord par la rue de Chabrol, au sud par le boulevard Bonne-Nouvelle et le Boulevard St Denis, à l’ouest par la rue du faubourg Poissonnière et à l’est par le boulevard de Strasbourg. Dans ce périmètre, à la frontière du IXème arrondissement, on trouve de beaux immeubles anciens qui attirent une clientèle familiale à la recherche de grandes surfaces encore abordables au centre de Paris.

    Les beaux appartements haussmanniens sont recherchés particulièrement dans les rues de l’Echiquier, d’Enghien, d’Hauteville ou encore Chabrol. On peut trouver également rue des Petites Ecuries des immeubles en pierre de taille plus imposants voire des anciens hôtels particuliers avec une belle hauteur sous plafond. Le quartier est celui où les prix de l’immobilier sont le plus élevés, avec les abords du canal, mais on reste dans des moyennes très raisonnables pour le centre de la capitale.

    Ces dernières années, des chantiers significatifs ont été entrepris, visant à améliorer la qualité de vie des familles du quartier. On peut mentionner en particulier la poursuite des réflexions pour la reconversion du site de l’ancien hôpital St Lazare en équipements publics (crèche, gymnase, médiathèque et jardin en projet de création sur le site), l’ouverture d’un quartier vert dans le faubourg St Denis ou encore l’inauguration d’une crèche et d’une nouvelle école maternelle.

    Autre friche urbaine à restructurer, l’ancienne parcelle de la SERNAM, rue de l’Echiquier, devrait laisser place ces prochaines années à des logements sociaux, de nouveaux espaces verts et l’ouverture d’un passage vers les Grands Boulevards pour faciliter la vie des habitants du quartier.

    Au nord du quartier, la rue de Paradis est célèbre pour être le haut lieu du cristal, de la porcelaine et de la faïence à Paris. On y trouvait jusqu’en 2003 les bâtiments parisiens de la maison Baccarat, cristallerie lorraine réputée et distinguée au XIXème siècle par Charles X. Situés au n°30 de la rue, la Cité des Arts de la Table s’est installée des bâtiments restructurés, cachés par l’ancienne façade Baccarat, et regroupe les grands noms de la porcelaine et de la cristallerie.

    Cette présence dans le quartier s’explique par la proximité de la Gare de l’Est à la pointe nord du quartier, où parvenaient et parviennent encore de nos jours les productions des manufactures de Lorraine.

    Le quartier est bien desservi par les stations de métro Poissonnière, Gare de l’Est, Château d’Eau, Bonne Nouvelle ou Strasbourg St Denis.

  • Trudaine / Maubeuge :

    Quartier résidentiel, le quartier attire les familles. Artère importante qui traverse déjà le quartier Lorette-Martyrs, la rue de Maubeuge visait à sa création à relier les deux embarcadères que sont aujourd’hui les gares du Nord et Saint Lazare. De type haussmannien, les immeubles affichent ici encore une grande régularité dans leurs façades : boutiques en rez-de-chaussée, entresol, quatre étages en surplomb et un attique. Le 2ème étage « étage noble » est un peu plus haut que les autres avec un balcon filant sur toute la façade. Le 5ème étage est à l’identique, souvent en retrait. Bruyante et devenue une vraie autoroute urbaine, elle fait l’objet d’un réaménagement visant à réduire la circulation des voitures et des bus, incluant la plantation d’arbres et l’installation de nouveaux mobiliers urbains.

    Sous le Second Empire ensuite, le projet d’urbanisme de la Ville de Paris développé par Haussmann accorde une place importante aux espaces verts publics : le square Montholon, au cœur du quartier, est un exemple de la construction de ces trouées vertes nécessaires à l’oxygénation de la Ville. La majorité de son décor d’origine a malheureusement disparu. Il a été complètement rénové dans les années 1970 avec la construction d’un parking souterrain.

    Les rues Mayran, Rochambeau et Pierre Sémard qui l’entourent, percées en 1862, sont également un pur héritage du Paris haussmannien. Dans cette dernière se trouve un viaduc métallique caractéristique aussi de cette période, où l’ouverture de voies nouvelles crée des croisements à des niveaux différents, qui nécessitent l’aménagement de viaduc qui fait passer la nouvelle voie sous l’ancienne, en particulier sur les pentes des quartiers nord.

    Autres rues percées à la même époque, sur l’emplacement des anciens établissements Godillot, célèbres pour leur chaussures éponymes, les rues Lentonnet et Thimonnier ont également une grande unité mais sans être ici monotone dû à l’utilisation de matériaux différents dans leur construction et à l’appel à différents architectes.

    Enfin, une large avenue totalement atypique, l’avenue Trudaine avec son terre-plein central avec des pelouses, ses larges trottoirs où se dressent de beaux immeubles bourgeois attire toute les convoitises et les prix de l’immobilier dépassent ici de façon irraisonnée ceux des rues voisines. Ouverte en 1821, elle est créée au départ pour desservir les anciens abattoirs de Montmartre, à l’emplacement de l’actuel lycée Jacques Decour -établissement phare du quartier. Elle devait déboucher sur d’autres larges avenues mais le projet ne fut jamais achevé. L’avenue reste majestueuse et isolée et ses espaces verts font le bonheur des enfants du quartier chaussés de rollers sur les larges trottoirs.

    Plusieurs station de métro desservent les frontières du quartier : Anvers, Cadet et Poissonnière.

  • Lafayette / Richer :

    Au nord du quartier, la rue Lafayette nait de l’aménagement de l’ancien enclos St Lazare, alors vaste terrain vague quand il est cédé à des financiers en 1821, dans le but de construire un quartier et des voies nouvelles. Les immeubles de chaque îlot doivent avoir la même hauteur d’étages et les mêmes lignes principales de façade. L’ensemble doit se concevoir comme une unité architecturale avec ses balcons, moulures ou corniches homogènes. La construction à la moitié du XIXème siècle de ses nouveaux quartiers avec de nombreux immeubles de rapport explique l’actuelle régularité et cohérence architecturale des immeubles du quartier.

    A la fin de la rue Richer, une fois dépassé les Folies Bergères, théâtre de music-hall emblématique depuis plus d’un siècle, on découvre un lieu préservé : la cité Trévise. Bordée d’immeubles néo-renaissance, autour d’un joli square, elle reste un havre de paix à part.

    Plus au sud, le quartier vit au rythme des marchands, antiquaires et acheteurs de tout profil attiré par l’activité de la salle des ventes Drouot. En effet, il n’est pas faux d’affirmer que l’Hôtel des Ventes, reconstruit en 1980 par les architectes Ferrier et Biro avec ses célèbres façades en panneaux d’aluminium, rayonne par son activité sur l’ensemble des rues environnantes. Il faut signaler en terme architectural que les châssis métalliques des fenêtres de la rue Rossini ont eux été récupérés sur l’ancien Bâtiment.

    A proximité le boulevard Montmartre conserve encore deux théâtres et deux passages couverts qui témoignent de l’animation déjà présente dans le quartier au XIXème siècle. Au n°11 du boulevard Montmartre s’ouvre le passage des Panoramas, ouvert en 1800 et qui fut le premier lieu public éclairé au gaz. En face, au n°12 s’ouvre le passage Jouffroy poursuivi par le passage Verdeau. Pour évoquer cette époque et les mettre en valeur, la station de métro Montmartre a récemment été rebaptisée Grands Boulevards. On trouve également ici les premiers cinémas parisiens, le Grand Rex et le Max Linder Panorama.

    Le quartier est facilement accessible par les stations de métro : Poissonnière, Le Peletier, Cadet, Richelieu Drouot et Grands Boulevards.

  • Saint Vincent de Paul / Lariboisière :

    Le quartier St Vincent de Paul -Lariboisière, limitrophe des deux gares de l’arrondissement, est borné au nord par le boulevard de la Chapelle et l’Hôpital Lariboisière, au sud par la rue de Chabrol, à l’ouest par le Faubourg Poissonnière et à l’est par les rues de Maubeuge, du Départ et de Dunkerque.

    On observe ici peu de cohérence dans les constructions du quartier, mixant immeubles d’habitation et de bureaux. Les prix immobiliers sont ici parmi les moins chers de l’arrondissement. Malgré de beaux immeubles haussmanniens, le quartier de la Gare du Nord est peu attrayant pour les familles, fuyant les artères bruyantes de circulation et les abords peu sécurisants.

    Les petites surfaces attirent néanmoins comme pied à terre des étrangers. Actuellement, ce ne sont pas loin de 800.000 voyageurs qui transitent chaque jour Gare du Nord et Gare de l’Est. Si l’on ajoute la nouvelle gare Eole et bientôt le TGV Est, on réalise que le Xème arrondissement sera demain un des plus importants carrefours ferroviaires européens.

    Le quartier a entrepris ces dernières années plusieurs chantiers de rénovation du tissu urbain qui ont conduit à transformer le boulevard Magenta pour en limiter la circulation, à créer un parvis devant la gare du Nord ou encore à aménager le boulevard de Denain.

    D’importants projets sont avancés par la municipalité visant à améliorer le cadre de vie du quartier parmi les moins recherchés de l’arrondissement. On peut citer en particulier le projet de création d’un espace vert de près de 3000 m2 reliant les gares du Nord et de l’Est longeant la rue d’Alsace, l’embellissement de la rue de Maubeuge dans la suite des travaux entrepris dans le 9ème arrondissement, des aménagements aux carrefours importants du boulevard de Magenta, la mise en valeur du marché couvert St Quentin, qui, construit de briques roses traversées d’arcades en fonte verte, donne un air de place de village au secteur.

    Délimitant le quartier à l’est, la gare de l’Est jouit d’une meilleure image que sa consoeur du Nord et sa proximité ne rebute pas les acheteurs. Construite sous le Second Empire puis agrandie dans les années 1920 : les entrées latérales sont ornées de fers forgés, de verrières et de marquises inspirées de l’Art Nouveau nordique. La façade ancienne dans l’axe du boulevard de Strasbourg ne forme plus que l’aile gauche de la nouvelle gare.

    Ce quartier a traditionnellement été le quartier alsacien et lorrain de la capitale comme en témoignent toujours aujourd’hui les nombreuses brasseries qui animent le secteur.

    Enfin le mythique cinéma Le Louxor, après son rachat par la Ville de Paris devrait être transformé en un espace voué au cinéma et aux cultures méditerranéennes.

    Le quartier est desservi par les stations de métro Barbès-Rochechouart, Gare du Nord, Poissonnière et la nouvelle ligne Eole.

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