Immobilier à fin mai : entre chute des ventes et hausse des prix

Publié le 25/06/2020 07:06 | Par Laura Martin

Quelles sont les tendances du marché immobilier ? Quelles sont les évolutions constatées sur les prix immobiliers depuis le déconfinement ? On décrypte avec vous le nouveau baromètre LPI/Seloger regroupant les données de 13 acteurs majeurs du secteur dont Capifrance et Optimhome.

Chute vertigineuse du nombre de compromis signés

Après un durcissement des conditions d’octroi de crédits immobiliers dès le début de l’année 2020, le confinement a également eu un effet majeur sur le volume des transactions immobilières. En effet, selon les chiffres du baromètre LPI-Seloger, le nombre de compromis de vente signés en 3 mois a ainsi diminué de 62,1% et ce chiffre atteignait même 82,9% en glissement annuel en avril.

Depuis le 11 mai et malgré un léger rebond de l’activité, la reprise observée est plutôt lente. Ainsi, à fin mai, la baisse des ventes atteignait encore 53,3%. Et même si les 20 derniers jours du mois enregistraient un volume des transactions 3,5 fois supérieur à celui d’avril, il restait tout de même inférieur de 39% par rapport aux 20 derniers jours de mai 2019.

Une hausse des prix immobiliers qui n’en finit pas !

Immobilier ancien : une augmentation persistante

En dépit de la chute des ventes, les tensions sur les prix immobiliers dans l’ancien ne se relâchent pas. À fin mai, acquérir un logement ancien dans l’Hexagone coûtait en moyenne 3 601€ du m² signé soit + 5,1% d’augmentation sur 1 an et 3,5% en glissement trimestriel. De plus, si l’on compare avec la hausse annuelle enregistrée au mois de mai 2019, celle-ci se limitait à +3,6% !

La majorité des grandes villes de France est concernée par ces hausses : +5,5% pour Paris (10 644€/m² signé), +8,1% pour Marseille (3 417€), +6,3% pour Montpellier (3 258€), etc… On observe même des augmentations supérieures à 10% pour 18 villes de plus de 100 000 habitants, parmi lesquelles Villeurbanne (+12%, 3612€), Versailles (+12,3%, 7373€), Quimper (+13,5€, 1869€), Pessac (+14,9%, 3516€) ou encore Besançon (+11,7%, 2185€).

Pour Michel Mouillart, porte-parole du baromètre, cette forte accélération s’explique par 3 facteurs : la raréfaction de l’offre, la contraction de l’offre de crédits bancaires et donc le retrait du marché des ménages les plus modestes (primo-accédants).

Poursuite de la hausse des prix dans le neuf

En ce qui concerne les logements dans le neuf, la hausse des prix reste soutenue : +3,3% sur un an (contre +2,2% en mai 2019) maisons et appartements confondus. Toutefois, même si la hausse observée est plus rapide sur le marché des appartements (+3,4%) que sur celui des maisons individuelles (+2,6% de hausse sur un an), on remarque que ces dernières attirent de plus en plus. En mai 2019, la progression des prix des maisons atteignait par exemple seulement +0,8%.

Seules 5% des villes de plus de 100 000 habitants enregistrent une baisse des prix

Comme en avril, le baromètre relève que les prix des logements n’ont reculé en mai que dans 5% des villes de plus de 100 000 habitants. A contrario, cette baisse concernait 8% des grandes villes en mars et 12% d’entre elles en février et janvier dernier.

Si vous souhaitez acheter un logement à Bordeaux, celui-ci vous coûtera aujourd’hui 4856€ du m² signé soit 0,7% moins cher que le mois dernier. Parmi les autres villes affichant une baisse des prix immobiliers, on retrouve par exemple Nîmes avec -5,6% (1965€/m² signé), La Seyne-sur-Mer avec -7,6% (2474€) ou encore Tourcoing avec -10,9% (2371€).

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