Prix immobiliers

Immobilier : quel bilan pour l’année 2020 ?

  Mis à jour le 28/07/2021 01:07 - ( mots)  Par Laura Martin
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Bilan immobilier de l'année 2020 et perspectives pour 2021 : retour sur le dernier baromètre LPI/Seloger, regroupant les données de 13 acteurs majeurs du secteur dont Capifrance et Optimhome.

Bilan des prix immobiliers 2020 @Adobestock

La hausse des prix continue

Malgré la crise sanitaire, le marché immobilier s’est maintenu et la hausse des prix s’est poursuivie en 2020. En effet, d’après les données transmises par baromètre LPI/Seloger ; les prix dans l’ancien enregistrent une hausse de +6,5% sur un an contre +4,8% en 2019 et +3.4% en 2018.

Cette augmentation est d’autant plus marquée sur le marché des maisons (+7,2% en 2020 vs +5,4% en 2019) que sur celui des appartements (+5,9% vs +4,2%).

Les prix ont, entre autres, progressé dans toutes les villes de plus de 100 000 habitants. Cette hausse est au moins égale à 5% par an dans 75% des villes de plus de 100 000 habitants (69% des plus de 50 000 habitants). Pour rappel, en 2019, les prix avaient baissé dans 15% de ces villes et en 2018 dans plus de 40% de ces villes !

De plus, on enregistre même des hausses à plus de 16% dans 4 villes françaises ! C’est à Mulhouse que les prix au mètre carré ont ainsi le plus explosé : +16,5% sur un an en décembre, pour atteindre 1.939 euros. Suivent, ensuite Angers (+16,4% à 2.889 euros), Limoges (+16,4%, 1.844 euros) et Orléans (+16,1%, 2.667 euros).

Ville Hausse sur 1 an Prix au m²
Mulhouse (68) + 16,5 % 1 939 €
Angers (49) + 16,4 % 2 889 €
Limoges (87) + 16,4 % 1 844 €
Orléans (45) + 16,1 % 2 667 €
Montreuil (93) + 12,2 % 6 876 €
Metz (57) + 12,1 % 2 391 €
Nantes (44) + 11,9 % 4 151 €
Lyon (69) + 11,8 % 5 652 €
Le Mans (72) + 11,7 % 2 132 €
Strasbourg (67) + 10,5 % 3 838 €

Sur le marché du neuf et en dépit des conséquences économiques de la crise de la Covid-19, le rythme de la hausse s’est nettement redressé en 2020 (+3.9%), sur des marchés de la construction et de la promotion immobilière en récession. De plus, la hausse des prix des maisons s’est redressée plus nettement que celle des prix des appartements.

Une progression des ventes de l’ordre de 460% entre avril et juillet

À partir de mars, la pandémie a paralysé le marché de l’immobilier : les ventes ont ainsi reculé de 57% entre le troisième mois de l’année et le mois de mai. Cependant, à la sortie du premier confinement, un rebond de la demande s'est observé et il a été spectaculaire.

« Entre avril et juillet par exemple, nous avons une progression des ventes de 460% » indique Michel Mouillart, porte-parole du baromètre.

En juin et en juillet, le nombre de compromis signés était en augmentation de 6% sur un an : l’activité́ s’est ainsi établie à 20% au-dessus de sa moyenne de longue période.

Pour autant, beaucoup de projets n’ont pas pu se réaliser : contrainte d'accès au crédit, restriction des ressources due à la crise… L'horizon prévisionnel des agents économiques s'est obscurci et un ralentissement de l’activité s’est observé dès le mois d'août. De plus, la mise en œuvre du 2eme confinement a provoqué une chute d’activité́ comparable à celle observée en mars dernier, de l’ordre de 25% par rapport au mois d’octobre.

Au global, le niveau des ventes a reculé de l’ordre de 16% sur l’ensemble de l’année 2020.

Quelles perspectives pour 2021 ?

Pour Michel Mouillart, l'activité en 2021 ne rattrapera pas les conséquences de la pandémie. Cependant, on devrait s’attendre à un ralentissement de la hausse des prix mais pas dans toutes les grandes villes.

« En 2021 on s'attend à une baisse de quelques pourcents dans à peu près un quart des grandes villes ; ce que l'on connaissait dans les années 2017/2019 pour simplifier. Avec des différences territoriales très fortes. » ajoute Michel Mouillart.

Alors que pour l’année 2020, la hausse des prix dans l’ancien atteint +6,5%, celle-ci devrait ainsi continuer à un rythme de 3 à 4% sur l'ensemble de l'année 2021.

Sur le marché de l’immobilier neuf, la hausse des prix devrait être moins notable en raison de la pénurie de biens disponibles constatée sur la plupart des territoires et qui devrait se renforcer.

Concernant l’activité, le baromètre LPI/Seloger table sur une poursuite de la contraction de l’activité durant le 1er trimestre. En revanche, et si les banques n’imposent pas des restrictions supplémentaires à l’octroi des crédits, l’activité devrait se ressaisir pendant l’été. Si ce scénario se confirme, la baisse des ventes de logements anciens serait de l’ordre de 6 à 7% sur l’année 2021.

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