Prix immobiliers : le bilan à fin avril

Publié le 01/06/2020 10:06 | Par Laura Martin

Le nouveau baromètre LPI-Seloger qui regroupe les données de plusieurs acteurs majeurs du secteur de l’immobilier dont Capifrance et Optimhome, vient d’être publié. On fait le point sur les diverses tendances du marché constatées à fin avril.

Chute des ventes partout sur le territoire

Bien évidemment, la mise en œuvre du confinement à compter du 17 mars a profondément bousculé le volume des transactions immobilières. Alors que le nombre de compromis de vente signés en mars avait diminué de 50,1% par rapport au mois de mars 2019, le nombre de ventes a encore très sévèrement dégringolé le mois dernier.

Ainsi, à fin avril, on a pu constater un recul du nombre de compromis signés de 82,9% en glissement annuel pour l’ensemble du territoire français. La Province, bien que fortement marquée par cette diminution (81%) n’a rien à envier à l’Ile-de-France (87,2%) tout comme à Paris où l’on ne compte pas moins de 89,3% de baisse !

D’un point de vue trimestriel, le nombre de compromis de vente signés en France a reculé de 47,9% à fin avril et il est évident que la crise économique liée au Covid-19 continuera à perturber le marché immobilier pendant encore quelque temps. La reprise du marché immobilier ancien sera lente, mais grâce au déconfinement, une augmentation du volume des transactions devrait tout de même s’observer dans les semaines à venir.

Immobilier ancien : une hausse majoritaire des prix

La hausse des prix s’accentue dans les grandes villes…

Les prix n’ont reculé en avril que dans 5 % des villes de plus de 100 000 habitants : c’est le constat que dresse le baromètre de ce mois-ci. En effet, même si on aurait pu penser que les prix allaient se relâcher du fait de la crise, ce n’est majoritairement pas le cas. Les ménages avec un pouvoir d’achat moindre ont quitté le marché et laissent place à des acquéreurs plus généreux. De plus, les annonces immobilières pour vendre un appartement ou une maison se raréfient également. De ce fait, les prix immobiliers en France continuent leur ascension : 3 571 € le m² en moyenne. Ce chiffre au m² signé et mesuré en niveau annuel glissant a ainsi augmenté de 5,2 % sur un an, contre 3,6 % à la même période l’an dernier. Au trimestre, ce chiffre atteint 2,6% de hausse.

Dans les grandes villes de France, la hausse des prix est donc majoritaire. À Paris par exemple, on observe un prix au m² signé de 10 904€ soit une augmentation de 5,2% sur un an. Le constat est le même pour les villes de Marseille (3 404€/m² signé, +8,1%), Lyon (5 324€/m² signé, +9,9%) ou encore Toulouse (3 639€/m², +8,3%). De plus, la hausse dépasse même les 10% à Metz (2 469€/m², +12,4%), Mulhouse (1 623€/m², +11,7%), Villeurbanne (3 572€/m², +11,7) et Montreuil (6 350€/m², +10,5%).

… à l’exception de 5% d’entre elles.

Comme nous venons de le voir plus haut, 5% des villes de France de plus de 100 000 habitants profitent cependant d’une baisse des prix immobiliers. Parmi celles-ci, nous pouvons citer Bordeaux avec un recul de 1,3% du prix au m² moyen signé (4 822€), Nîmes avec une baisse de 5,7% (1 996€/m²), la ville de Fréjus avec 6,5% de moins constaté (3 034€) ou encore Villeneuve-D’ascq (2 149€/m², -10,4%) et Tourcoing (2 396€/m², -11,7%). La ville de Beauvais enregistre quant à elle la plus grosse baisse avec -12% : aujourd’hui pour y acquérir un bien immobilier, il vous faudra ainsi dépenser 1 662€ du m².

Les maisons individuelles plébiscitées

Les mesures de confinement, comme nous l’évoquions dans un précédent article, ont modifié les attentes des Français concernant leur projet immobilier : ils cherchent désormais à acheter un logement plus grand avec un extérieur quitte à se délocaliser. Les données du baromètre témoignent de ce phénomène : les prix des maisons dans l’ancien progressent plus vite que ceux des appartements. Les Français sont donc de plus en plus à la recherche d’une maison individuelle ! Cette évolution est d’autant plus rapide dans les périphéries des grandes villes qu’intra-muros. Les métropoles de Grenoble, Rennes et Strasbourg constatent en effet une hausse significative des prix en périphérie.

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